Les Communs du réconfort et les Têtes Brûlées radicales (ou : la politique de la comfort food )Juliane Foronda | Stéphane V. Bottéro
(FR/CA)
Atelier, Repas concept, Repas du soir, Comfort Food, Street Food, Critique sociale, Art relationnel, Art participatif, Vegan, Contre-histoires, Digestion collective, Migration, Communs
Au sein de cet évènement en deux parties, le hot-dog, en apparence simple, est le déclencheur d’une discussion plus large sur l’assistance, l’accessibilité, les soins, les classes sociales et les migrations. La première partie est un atelier qui vise à examiner les forces du réconfort et de la nourriture. Il entrelace des informations issues de la théorie, de l’architecture, de la cuisine et de la poésie. Un moment de convivialité autour de nourriture et de boissons est ensuite prévu dans la cuisine, transformée pour l’occasion en un stand de hot-dog éphémère.
𓇣 Menu :
Hot dogs (vegan, option viande sur demande) avec pickles
Bar: Bières locales de la Brasserie Haut Lac
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Foronda+Bottéro est un duo nouvellement formé qui explore et remet en question les notions contemporaines de soins et d'hospitalité en étudiant les pratiques alimentaires réconfortantes. En contraste avec l'appropriation capitaliste des soins et le marché du bien-être, les aliments réconfortants évoquent l'héritage culturel de la classe ouvrière et la résistance à l'embourgeoisement, mais signifient aussi se débrouiller, se serrer les coudes et partager.
Juliane Foronda (*1991) est une artiste, écrivaine et chercheuse canadienne d'origine philippine. Son travail est investi dans les notions de soins radicaux, d'hospitalité féministe et de traditions de rassemblement, et est marqué par un investissement dans la relation entre l'architecture/l'espace et l'émotion. À travers son travail et ses recherches, elle pose et (re)visite constamment les questions suivantes : voulons-nous (en tant que femmes), et pourquoi devons-nous le faire ? Le but de ces questions est de décortiquer la manière dont les pratiques domestiques façonnent notre compréhension de la culture, de la société et de la politique avec leur capacité à préserver et à décoloniser. Travaillant principalement par le biais d'objets, d'interventions et de textes, sa pratique est influencée par les structures trouvées et fabriquées, les environnements construits et le travail caché. Son travail négocie la façon dont ces notions jouent avec la tension entre la réalité et la possibilité, la vérité et l'imagination, le savoir et l'ignorance.
Elle a obtenu une maîtrise en beaux-arts à Listaháskóli Íslands/Iceland University of the Arts et une licence (avec mention) en arts plastiques à l'université de Guelph. Elle vit actuellement à Glasgow et à Toronto.
Stéphane V. Bottéro (*1987) travaille à l'intersection de la pratique sociale, de l'installation, de l'éducation, de l'écriture, du jardinage et de la cuisine. Il s'intéresse aux liens entre la communauté, la matérialité, le corps et le lieu. Basée sur des recherches spécifiques au site et des interventions de longue durée, sa pratique cherche à ouvrir des espaces pour désapprendre et déstabiliser les manières d'habiter le monde. Son travail inclut des approches participatives pour explorer et recomposer collectivement les attachements émotionnels, sensoriels et symboliques qui nous lient à la terre sur laquelle nous vivons.
Ses travaux récents, tels que les projets en cours et à long terme School of Mutants et Notes towards a permacircular museum, combinent des assemblées, des happenings et des formats d'éducation communautaire pour explorer des pédagogies de réparation et de transformation institutionnelle, en utilisant des perspectives écologiques et décoloniales.
Outre une maîtrise en sciences de l'environnement, il est titulaire d'une maîtrise en beaux-arts de Central Saint Martins (Londres). Son travail a été exposé internationalement dans des biennales, des musées et des festivals, notamment : ZKM, Karlsruhe ; Centre Pompidou Metz ; 12e Biennale de Berlin ; 14e Biennale de Dakar ; RAW Material Company, Dakar ; Het Nieuwe Instituut, Rotterdam ; 12e Biennale de Taipei ; 7e Triennale d'Oslo ; Le Lieu Unique, Nantes ; Sheffield DocFest.
Il collabore régulièrement avec ZKM et a eu des collaborations institutionnelles avec le Taipei Fine Arts Museum, NA Project (Paris), Institut Kunst (Bâle), dOCUMENTA (13). En 2018, il a co-initié School of Mutants, une plateforme collaborative d'art et de recherche à Dakar.


