OPENING NIGHTCERES COLLECTIVE
(CH)
Son, Installation, Fête, non-human, nature
La saison du festival ouvre dans la Salle Saint-Saens de l’hôtel des Trois Couronnes comme une promesse de découvertes sinesthésiques. Sons, images, lumières glissent sur le théâtre de verdure créé par le collectif Ceres pour planter le décor de la programmation. On y goûtera les Larmes de Chios, une saveur entre terre et ciel, végétale, résineuse et douce. Nous sommes au nord de la mer Egée. Des murailles de l’île grecque de Chios moulte fois occupée on devine Izmir au-dessus des lentisques pistachiers, au-delà du bras de mer. C’est de ces plants que coulent des larmes, la mastica, lorsqu’on incise les troncs en juillet. Personne depuis l’Antiquité n’est parvenu à la reproduire, elle reste ancrée dans le sol où elle est née. Sa saveur s’inscrit dans la mythologie, la mémoire du Moyen-Orient et l’imaginaire de ceux qui y ont goûté. Elle nous fera rêver et danser en ouverture defoodculture daysavec les djs Maxine Yolanda, Emma Souharce et Garance, invitées par le collectif. Un événement en collaboration avec Hélène Mariethoz et sa recherche autour de la mastica.
Depuis près de deux ans le collectif Ceres plante des installations de verdure dans les nuits genevoises. Pour leurs compositions, les cinq jeunes filles choisissent en fonction du site plantes de saison et matériaux de récupération dans des structures qui métamorphosent et subliment l’espace. Maria, Bianca, Rosa, Sara et Sarah ont des parcours différents et un horizon commun : faire palpiter la nuit au pouls de la sève. Photographie, histoire de l’art, stylisme, beaux-arts et paysagisme confluent dans leurs univers organiques dans lequel elles projettent des mappings, invitent des dj, inventent des cocktails. Ceres est le nom d’une fleur qui éclot sous la lune.


